Remplissage

C'est quand la nuit est là Qu'il faut croire aux étoiles
passage du gois

Avec trois petits riens
Certains remplissent le vide,
Mais c’est quand même un trop-plein
De larmes dans nos yeux arides
Quand leurs trois petits riens,
L’air de rien, sans faire mine,
Trois petits tours et puis s’en vont…

C’est quand la nuit est là
Qu’il faut croire aux étoiles,
Les filantes et les autres,
Mais c’est bien au zénith,
Au milieu de leur gloire,
Que certains aiment voir
Le monde à leurs pieds

Si les proverbes jouaient leur rôle,
Il y a bien longtemps
Que le ridicule m’aurait préservée
Du regard par lequel tu m’as fusillée,
Moi je suis morte, liquéfiée,
Et je n’ai pas lutté, c’est vrai,
J’ai préféré rendre les armes

D’autres iront mieux que moi
Porter leurs voix au firmament,
Défendre becs et ongles
Leurs tragédies et leurs mystères
Il n’y a pas d’alouettes sans miroir
Ira y croire celui qui veut
Moi tu vois, je jette l’éponge…

Anne Markyse
Le 21 février 2022

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